Décès du compositeur et chef d’orchestre français Pierre Boulez [es]

Le monde de la musique est aujourd’hui en deuil avec la disparition de Pierre Boulez, survenue mardi 5 janvier 2016 à Baden-Baden (Allemagne) à l’âge de 90 ans.

Avec des compositeurs comme Maderna, Nono, Berio, Stockhausen ou Ligeti, il fait partie de ces géants qui ont façonné la musique de la seconde moitié du XXème siècle : écouté et célébré dans le monde entier, c’est aussi la figure d’un éminent chef d’orchestre, théoricien, pédagogue et directeur d’institution qui disparaît.

Influent, ouvert sur le monde, il a tour à tour assumé la direction d’orchestres prestigieux comme l’Orchestre symphonique de la BBC, l’Orchestre de Cleveland, l’Orchestre philharmonique de New York, assuré des direction d’œuvres qui marquèrent leur temps (la Tétralogie de Wagner à Bayreuth en 1976 et Lulu d’Alban Berg à l’Opéra de Paris, toutes deux avec le metteur en scène Patrice Chéreau).

Pierre Boulez est une figure incontournable de la vie musicale française : il fondera en 1976 l’Ensemble intercontemporain , premier groupe français permanent de musique contemporaine qui deviendra l’Ircam (Institut de recherche et de coordination acoustique/musique), un laboratoire associé au Centre Pompidou où Boulez s’appuiera sur des recherches scientifiques pour développer des outils de transformation du son en temps réel. Y naitront plusieurs œuvres considérées comme majeures parmi lesquelles Répons (1981).

Pour témoigner de cette influence musicale jusqu’à Cuba, tout jeune musicien de l’Institut Supérieur des Arts croisera, au hasard de ses déplacements dans le campus, cette citation du compositeur ornant les murs de cette prestigieuse école d’enseignement artistique : « La partitura es un diagrama de hipótesis ».

Dernière modification : 11/01/2016

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